Pourquoi ce blog et comment le lire ?

Cette page, qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, est un hommage rendu aux hommes du 36e régiment d'infanterie que mon arrière-grand-père, Fernand Le Bailly, a côtoyés, parfois photographiés pendant la Première Guerre mondiale. Elle souhaite conserver et transmettre leur souvenir. Elle est conçue à partir de témoignages, d'écrits et d'archives personnels qui m'ont été envoyés, en partie par des descendants de soldats du 36e. Elle est aussi un prétexte pour aller à la rencontre d'"invités" – historiens, passionnés de la Grande Guerre, élus, écrivains... – qui nous font redécouvrir aujourd'hui ce titanesque conflit. Elle est enfin un argument pour découvrir tous les prolongements de ce gigantesque conflit dans le monde d'aujourd'hui.
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7 avr. 2010

L'invité du 36e : Kris ou le bouilleur d'Histoire

Parue à l'automne dernier, la bande dessinée Notre Mère la Guerre est l'occasion de revenir, sous couvert d'une enquête policière, sur la tragédie humaine de la Première Guerre mondiale. Aux commandes de cette fresque violente, d'une très grande maîtrise, le scénariste Kris et le dessinateur Maël, qui ne s'imaginaient pas un jour s'embarquer pour les tranchées de la champagne pouilleuse. Pourquoi écrire sur la Grande Guerre ? A partir de quelle documentation ? Comment retranscrire la folie de ces quatre années ? A l'occasion d'un petit salon sur la BD, Kris a bien voulu répondre à mes questions.

Comment est né le goût de la BD chez toi ?
Si on remonte loin, je viens de l'univers de la bande dessinée, parce que j'avais deux oncles collectionneurs, dont un avait plus de 600 albums. J'ai donc appris à lire dans la BD. Et ça été tout mon univers pendant 20 ans... Je lisais très peu de romans, ce qui est à mon sens une pauvreté. Mais j'ai écrit mon premier scénario alors que j'avais six ans : une histoire de Tif et Tondu. Mon premier vrai démarrage a été lorsque j'ai écrit au journal Tintin. J'avais alors 12-13 ans, et ma lettre a été publiée. J'y racontais comment je voulais devenir auteur de bande dessinée. Du coup, des lecteurs m'ont écrit, dont un qui était Suisse, et l'on a commencé tous les deux à monter un projet ensemble. Cette envie est revenue plus tard, alors que j'étais en université d'histoire. Le travail dans cette discipline ressemble par bien des points à celui d'un scénariste : on mène ses recherches seul, on apprend à s'organiser, on écrit beaucoup... De plus, dans cette fac, il avait deux dessinateurs assez doués. Nous avons créé tous les trois un premier fanzine de bande dessinée, qui a été un véritable tremplin. Par la suite, avec toute une bande de jeunes auteurs des Beaux-Arts, on a lancé ce qui allait devenir l'atelier des Violons Dingues, dont sont issus aujourd'hui la majorité des auteurs brestois.

Tu écris beaucoup sur le monde contemporain, sur ce qui t'entoure... 
Oui, ma première histoire c'est Le Déserteur, avec Obion, une série abandonnée au bout de deux tomes. C'était de la fantasy, mais avec beaucoup de réminiscences contemporaines. Cet album était dû pour partie à mes influences d'adolescent : c'était encore un travail qui découlait d'un univers de lecteur, pas encore d'un univers d'auteur.

Kris et sa casquette lors du salon "La BD s'invite à Rueil",
en mars 2010.
Quelle est la différence ?
Pour moi, la première question que doit se poser un scénariste, c'est de se demander ce qu'il veut raconter. Quand je me suis lancé dans la BD, ce que je voulais faire partager, c'était quelque chose qui vient de ma famille : elle a été très impliquée dans la petite histoire qui a fait la grande. J'ai un arrière-grand-père qui s’est embarqué avec les fameux "Sénans", les pêcheurs de l'île de Sein qui ont rejoint l'Angleterre et Charles de Gaulle dès juin 40 ; son fils a été résistant communiste ; mon autre grand-père a connu la bataille de Mers el-Kébir, le sabordage de la flotte française à Toulon... Bref, c'est quelque chose qui me faisait réfléchir, et, lorsqu'à 14 ans, je suis parti en Irlande du Nord - ce que je raconte dans Coupures Irlandaises - ça m'a définitivement ouvert au monde extérieur. J'ai très vite évolué vers l'histoire contemporaine, vers le documentaire, avec des récits très ancrés dans le réel, qui parlent avant tout du monde dans lequel on vit.

D'où vient alors ce goût pour la Première Guerre mondiale ?
Cela peut sembler bizarre : je n'ai en effet aucune racine familiale liée à la Première Guerre mondiale. Mon arrière-grand-père – il est né en 1902 – était beaucoup trop jeune pour avoir combattu. D'ailleurs, aucun de mes ancêtres connus n'a participé à ce conflit. Adolescent, j'étais fasciné par la guerre de 1939-1945. Je connaissais tout : les batailles, les chiffres... C'était, pour moi, un conflit politique simple à envisager : communisme contre fascisme, démocratie contre fascisme... Je nourrissais donc une sorte d'incompréhension à l'encontre de la Grande Guerre : je n'arrivais pas à comprendre son absurdité. Cette guerre était juste pour moi un suicide collectif dans des circonstances incroyables. Je regardais donc la Grande Guerre en vrai chien de faïence...

Et puis ?
Et puis, je suis allé à Verdun. J'avais 12 ans. Je me souviens que j'étais stupéfait de voir à quel point la terre est encore marquée : voir tous ces trous d'obus... Je me rappelle surtout d'un panneau d'information à l'entrée du champ de bataille, qui demandait aux visiteurs de respecter le silence à partir de cette limite. Cela a été un traumatisme d'enfance en quelque sorte. Idéal pour écrire !

Et plus tard ? A l'âge adulte ?
Il y a eu tout d'abord l'engouement pour Paroles de poilus, le livre de Jean-Pierre Guéno. Je me suis rendu compte à quel point ces combattants étaient proches de nous. Ils aimaient leur femme, leurs gamins... Et puis j'avais envie de savoir, en qualité d'auteur qui travaille sur des situations extrêmes, comment ces hommes avaient tenu. Cette guerre est un peu la mère de toutes les guerres. Elle résume toutes les précédentes et annonce, en même temps, toutes celles qui vont venir. Pour finir, la guerre en ex-Yougoslavie, au début des années 90, a déclenché beaucoup de choses. C'était dans les Balkans une nouvelle fois, "comme en 14", la guerre revenait en Europe, et lorsque je voyais ces hordes de partisans je retrouvais des images de la Première Guerre mondiale, de sauvagerie de violence... Je me suis alors dit que ce conflit était peut-être beaucoup plus moderne qu'on ne le pensait et qu'il parlait bien de l'homme - ma seule préoccupation en tant que scénariste.

Quel a été l'élément déclencheur pour écrire l'histoire de Notre Mère... ?
C'est une lecture du témoignage du caporal Louis Barthas. J'ai lu ce livre il y a assez longtemps, lorsqu'il a été réédité à la Découverte. Je l'ai adoré. Il y avait notamment cet épisode où il raconte, sur deux ou trois pages, comment il a dirigé une section d'adolescents délinquants qui sortaient de prison. Cette anecdote m'a mis la puce à l'oreille. Il y avait quelque chose d'intéressant à creuser...


L'extrait
"Un soir en rentrant du travail, nous trouvâmes autour de l'abri une trentaine de jeunes gens, engagés volontaires ou forcés des classes 17 et 18 non encore appelés. Maigres, imberbes, pâles, le regard effronté, le verbe haut insolent du Gavroche parisien, c'était comme on dit des gars "dessalés", malgré que quelques-uns aient des figures de jeunes filles ou de gamins de quinze ans. Quelques-uns venaient tout doit de la maison de correction, d'autres, garçons livreurs, avaient oublié de rapporter à leur patron l'argent de quelque client, certains employés de postes aveitn eu l'indiscrétion de fouiller le contenu des lettres. L'un d'eux n'avait rien trouvé de mieux que d'enlever une demoiselle de quatorze ans qu'on ne voulait pas lui donner en mariage..." 
(Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918, éd. François Maspéro, p. 330)

Et ensuite ?

J'ai écrit une note d'intention au départ de 4 ou 5 pages qui décrivait les grandes lignes du récit, et ce que j'avais envie de mettre en scène. J'ai envoyé ce document à Futuropolis et l'on a signé.


Comment as-tu démarré ton travail de recherche ?
J'étais seul pendant un bon moment. D'abord, j'ai lu beaucoup de mémoires de poilus, principalement pour essayer de retrouver une langue, des situations du quotidien... Puis, petit à petit, je suis sorti des récits les plus connus. J'ai aussi  tenu compte des travaux d'historiens, des débats et de l'historiographie autour de la Première Guerre mondiale...


Quelle est justement ta position sur ce point ? A-t-elle influencé l'élaboration du récit de Notre Mère... ?
Ma position qui consistait à raconter l'histoire de gamins engagés volontaires qui ont été leurrés n'était pas franchement conciliable avec certaines thèses développées par l'Historial de Péronne, notamment le messianisme patriotique, la valeur du sacrifice... Mais progressivement, ma position a évolué. J'estime en effet qu'on ne tient pas quatre ans dans ces conditions, s'il n'y pas au fond de soi quelque chose qui vous fait tenir, une forme de "consentement" plus ou moins consciente : la défense de la terre, la protection de la famille... Le récit de Notre Mère... présente donc ces deux aspects : il y a le caporal Gaston Peyrac, qui est proche du type de soldat que peut décrire Frédéric Rousseau, et le gendarme Vialatte, qui ressemble aux combattants étudiés par Audouin-Rouzeau. Mais il n'est pas dit que le récit n'évoluera pas encore...
Certaines lectures t'ont marqué lors de tes travaux de recherche ?
Oui, bien sûr. La poésie que peut avoir malgré tout la guerre ou un champ de bataille. Le côté féérique décrit par des écrivains, comme Dorgelès ou Barbusse… La grande question a été de savoir comment arriver à rendre cela graphiquement et par le récit. Maël, le dessinateur sur Notre Mère... est arrivé sur le tard dans ce projet, alors que le scénario était déjà écrit en partie pour le tome 1.

Tu avais déjà travaillé avec Maël ?
Non. Si je change de dessinateur à chaque récit, c'est parce qu'à mon sens chaque histoire demande son co-auteur particulier. C'est Claude Gendrot, mon éditeur chez Futuropolis, qui me l'a fait rencontrer. J'avais lu de Maël son diptyque Les Rêves de Milton, édité chez Dupuis. J'avais aimé le scénario, mais graphiquement, j'étais un peu resté sur ma faim. Lui, de son côté, estimait que tout avait été dit sur la Première Guerre mondiale. Et puis, il y avait l'ombre tutélaire de Tardi qui planait... Maël a lu le scénario, et il a été intrigué. Puis il m'a envoyé quelques pages de son histoire de samouraï, L'Encre du Passé, qui étaient tout simplement magnifiques... Et là, je me suis dit qu'il y avait un vrai auteur en gestation.

Du point de vue du dessin, Maël et toi avez privilégiez une approche réaliste ?
Non, car je crois qu'il faut faire confiance au lecteur. C'est lui qui s'approprie votre histoire avec ses codes de la Première Guerre mondiale : il faut éviter de l'emprisonner dans une image figée en essayant de dessiner chaque bouton de culotte. Il faut trouver le plus petit dénominateur commun sans tomber dans la reconstitution maniaque. Maël n'est pas d'un réalisme absolu dans son dessin : c'est un peu grimaçant, un peu caricatural sur les visages, ce qui nous permet d'aller loin pour exprimer l'intériorité des personnages. Et puis, peut-on faire passer par un dessin purement "photographique" la peur, le dégoût que ces hommes ont ressentis, etc. ? J'en doute.

Quel regard poses-tu sur la production contemporaine de BD sur le sujet de la Grande Guerre ?
Après Tardi, je pense que les auteurs ont savamment évité l'humain. Ils sont toujours allés dans le récit de genre par la bande : des récits d'aventure, des récits policiers. Tardi a remis l'homme au centre du débat, mais avec un vrai parti-pris : la putain de guerre, la sale guerre, tous ces soldats sont des victimes... Seulement, cette démarche ne me suffit pas. Je ne pense pas que la plupart de ces hommes ont tenu quatre ans, parce qu'il y avait l'oppression, parce qu'il y avait les gendarmes en arrière des lignes, etc. Je pense donc qu'il y a une voie à côté de Tardi. Une fois encore, le propre des histoires, c'est de se renouveler. C'est peut-être très orgueilleux ce que je vais dire, mais il faut être ambitieux avant d'attaquer un récit. Cette guerre est intéressante par ce qu'elle génère comme questions autour de l'humain. C'est ce qui m'intéresse dans Notre Mère..., exactement comme Tardi.

Pourquoi "angler" ton histoire selon les codes du polar ?
Plus que du polar, pour moi, Notre Mère... est de l'ordre du roman noir. Ce n'est pas uniquement une histoire policière telle qu'on l'entend, façon Agatha Christie, avec des indices... Il y a bien un enquêteur, Vialatte, mais très vite il bascule et passe son temps à affronter ses démons intérieurs. On est dans du "récit noir", qui est un genre très français, qui a toujours été, pour moi, le genre politique. C'est dans le roman noir - avec des auteurs comme Manchette, Daeninckx, etc. - que l'on découvre le mieux la société. Après, je ne me leurre pas : beaucoup de lecteurs aiment ce côté policier. Donc j'essaie de "monter" une intrigue intéressante, mais ce n'est pas ma finalité. L'intrigue est là pour tenir en haleine le lecteur, c'est un outil, un moyen, pas une fin en soi.

Le personnage principal du tome 1, c'est Vialatte, un soldat romantique, amateur de Péguy et de Hugo. Pourquoi employer ce protagoniste ?
Vialatte, c'est moi ! C'est le type qui ne connaît la guerre que dans les livres... de l'époque. La guerre, à mon sens, c'est "la tête dans les étoiles et les pieds dans le boue". Dans notre histoire, la tête, c'est Vialatte, les pieds, c'est le caporal Peyrac. Mais ils sont tous les deux liés. Je continue en effet de penser que, lors d'une situation comme cela - la guerre -, il y a des moments d'humanité grandiose. Il y a une solidarité qui, jamais, ne se manifesterait lors d'une situation normale. Vialatte reprend dans le tome 2 des mots que j'ai lus dans le roman expurgé de Frederic Manning Nous étions des Hommes. Manning dit des hommes de sa section qu'ils ne sont pas des amis, car l'amitié réclame une période plus longue et des circonstances plus normales pour se développer. Ce sont des camarades, pour qui vous êtes prêt à braver mille dangers pour aller les sauver...

Es-tu allé sur les champs de bataille pour t'imprégner ?
Oui, mais pas tout de suite. J'ai démarré mon écriture en restant sur ma visite de Verdun, alors que j'avais douze ans. En revanche, Maël a fait son service dans l'artillerie en Champagne, exactement sur les lieux du tome 1 - les camps de Mourmelon, Somme-Suippe, etc. Il a fait tout un hiver là-bas. Il a dormi dans la gadoue, il a creusé des trous. La craie de Champagne, il connaît ! Il sait ce que c'est que la chose militaire, même s'il a les cheveux longs et qu'il est doux comme un agneau !

N'y avait-il pas un danger d'anachronisme à écrire une histoire sur la Première Guerre avec tes yeux contemporains ? 
Non, parce que je pense que toute histoire est du présent. La façon dont on parle de ce conflit aujourd'hui n'est pas celle dont on en parlera dans vingt ans. J'estime qu'il faut refuser l'histoire figée dans le marbre. C'est la raison pour laquelle dans les dialogues, pour prendre un exemple, j'essaie toujours de trouver un juste équilibre avec une couleur d'époque, sans aller jusqu'à l'incompréhensible. Quant on lit Barbusse, au départ, on est perdu. Ce n'est pas du tout le cas de Dorgelès, qui a une écriture beaucoup plus fluide, plus contemporaine.

D'un dyptique, Notre Mère... est progressivement devenu un tryptique. Pourquoi ? 
L'histoire devait faire deux fois 76 pages. Il y avait, à l'origine, quatorze pages de plus dans le tome 1, ce qui devait nous permettre de vraiment découvrir les gamins. Et le dernier tome devait se dérouler en 1918, juste à la fin de la guerre. Mais rapidement, je me suis dit qu'il me fallait plus de place pour faire vivre ces garçons. Il a donc été décidé de leur consacrer entièrement un volume, ce qui fera l'objet du tome 2. On va les découvrir au travers du regard de Vialatte. Dans le tome 3, qui se situe, lui, en 1918, Vialatte revient sur les lieux de ces meurtres inexpliqués, et il y aura toute l'enquête qu'il a menée à l'arrière, en flash-back, dans les familles de ces gamins.

A quel stade en es-tu de l'écriture ?
J'écris scène après scène en gardant quelques pages d'avance sur Maël, mais pas tant que ça. Nous sommes dans le tome 2 : la semaine dernière, il était arrivé à la 34e page. Depuis, j'ai écrit huit pages, mais cela faisait au moins un mois que je tournais autour. Je le sens bien : je recule jusqu'au dernier moment, parce que je continue de me "nourrir", et je me dis que je peux toujours trouver une anecdote de plus, quelque chose qui va changer ma vision d'une scène. C'est extrêmement mouvant comme écriture, ce qui peut paraître étonnant pour une histoire policière. Mais je sens bien que le format de 64 pages me convient bien en rythme. Je me donne le droit à l'improvisation en permanence.

Propos recueillis par J. Verroust, le 27 mars 2010.

Notre Mère la guerre, de Kris & Maël, éd. Futuropolis, 16 euros. Merci à Kris de sa générosité, et à la librairie "Les Extraits", à Rueil-Malmaison, qui a rendu cette interview possible. A lire aussi sur ce blog, en matière de BD, l'interview de Marko dessinateur des Godillots.

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