Pourquoi ce blog et comment le lire ?

Cette page, qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, est un hommage rendu aux hommes du 36e régiment d'infanterie que mon arrière-grand-père, Fernand Le Bailly, a côtoyés, parfois photographiés pendant la Première Guerre mondiale. Elle souhaite conserver et transmettre leur souvenir. Elle est conçue à partir de témoignages, d'écrits et d'archives personnels qui m'ont été envoyés, en partie par des descendants de soldats du 36e. Elle est aussi un prétexte pour aller à la rencontre d'"invités" – historiens, passionnés de la Grande Guerre, élus, écrivains... – qui nous font redécouvrir aujourd'hui ce titanesque conflit. Elle est enfin un argument pour découvrir tous les prolongements de ce gigantesque conflit dans le monde d'aujourd'hui.
Comment consulter cette page ? Vous pouvez lire progressivement les messages, qui ne respectent pas un ordre chronologique (ils évoquent, par exemple, l'année 1915 ou 1914). Vous pouvez aussi avoir envie de vous attarder sur une année ou un secteur géographique : pour cela, cliquez dans la colonne à gauche dans la rubrique "Pages d'histoire du 36e" sur la période et le lieu qui vous intéressent. Tous les messages seront alors rassemblés pour vous selon l'ordre de publication.
Comment rentrer en contact ? Pour de plus amples renseignements sur ce site, ou me faire parvenir une copie de vos documents, vos souvenirs ou remarques, écrivez-moi. Mon adresse : jerome.verroust@gmail.com. Je vous souhaite une agréable lecture.

Avertissement : Si pour une raison quelconque, un ayant-droit d'une des personnes référencées sur ce site désire le retrait de la (les) photo(s) et des informations qui l'accompagnent, qu'il me contacte.

22 déc. 2011

La guerre contre l'oubli de Marcel Houyoux (ép. 16)

La nécropole de la Belle-Motte aujourd'hui.
Dernier billet de notre travail consacré à la bataille du Châtelet et au travail de Marcel Houyoux. Que représente cette bataille aujourd'hui, en Belgique ?

"Vous me demandez si le souvenir de cette bataille est encore présent en Belgique aujourd'hui... Les combats de Châtelet n'ont fait que quatre victimes civiles. Rien à voir avec ce qui s'est passé ailleurs en Belgique comme à Dinant, Tamines, Surice ou Andenne. Mais les gens ont souffert malgré tout. On «crevait» de faim. Mon grand-père me l'a souvent raconté.
"Si le souvenir de cette bataille persiste, c'est à cause de l'occupation. Cette période pèse encore ici dans nos estomacs. Pensez donc : du jour au lendemain, un régime militaire contraignant nous est tombé dessus. Le couvre-feu, les soldats qui surveillent au coin des rues... N'oubliez pas : en 1914, la ligne de chemin de fer Liège-Paris passait par ici. C'était donc un axe ferroviaire assez important. Au début, les Allemands étaient assez stricts. Mais sans exagération. Le Landsturm qui était basé ici en octobre 14, c’était des "pépères" bien plus conciliants.
"Aujourd'hui, la «lutte contre l’oubli» demeure toutefois encore intacte : le Comité du souvenir de Belle-Motte à Le Roux en est un bel exemple. Chaque année, au mois d’août, des manifestations ont lieu dans les 6 grandes nécropoles de l’Entre-Sambre-et-Meuse : à Aiseau, Tarcienne, Dinant, Carnières, Auvelais et Lobbes. Des passionnés de cette époque, amateurs ou professionnels, contribuent, souvent dans l’ombre, à perpétuer les sacrifices de ces jeunes soldats. Des Comités essaient tant bien que mal d’associer les jeunes au souvenir, mais que représentent encore ces événements chez la plupart d’entre eux ?" 



Le blog du 36e souhaite de bonnes fêtes à tous ses lecteurs et une heureuse année 2012.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire