Pourquoi ce blog et comment le lire ?

Cette page, qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, est un hommage rendu aux hommes du 36e régiment d'infanterie que mon arrière-grand-père, Fernand Le Bailly, a côtoyés, parfois photographiés pendant la Première Guerre mondiale. Elle souhaite conserver et transmettre leur souvenir. Elle est conçue à partir de témoignages, d'écrits et d'archives personnels qui m'ont été envoyés, en partie par des descendants de soldats du 36e. Elle est aussi un prétexte pour aller à la rencontre d'"invités" – historiens, passionnés de la Grande Guerre, élus, écrivains... – qui nous font redécouvrir aujourd'hui ce titanesque conflit. Elle est enfin un argument pour découvrir tous les prolongements de ce gigantesque conflit dans le monde d'aujourd'hui.
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17 déc. 2011

La guerre contre l'oubli de Marcel Houyoux (ép. 14)

Après les remembrements, que deviennent les nécropoles allemandes ? Une fois les corps transférés, le terrain est parfois bâti et les stèles mortuaires sont employées pour des travaux inattendus, comme le raconte Marcel Houyoux...

La nécropole franco-allemande de Tarcienne.
Trois soldatsdu 36e RI y reposent :
Léon Lerendu, Pierre Bereilh et Emile Foulquier.
"Après le démantèlement et le regroupement des nécropoles, de nombreuses stèles mortuaires allemandes et françaises ont été employées pour divers travaux. Un habitant d’Oret a découvert ainsi pratiquement toutes les pierres tombales du cimetière franco-allemand de Wagnée : elles servaient au dallage d'une ferme et d'une grange. Elles avaient été posées simplement sur le sol. On ne voyait plus rien. Un beau jour, le fermier a voulu faire poser du béton. Malheureusement, il était trop tard. Un engin de chantier est arrivé : on a pu sauver six ou sept pierres : la plupart étaient imprimées à l'envers dans la boue. L’une est repartie en Alsace, chez le petit neveu d'un soldat, un “malgré nous”, nommé Louis Guldner de l’Infanterie-Regiment n°74. Il avait été tué en allant en reconnaissance vers Biesmes. Pour l’occasion et si mes souvenirs sont bons, son descendant est venu en 2CV. Lorsqu’il a vu la pierre, il a fondu en larmes paraît-il. Incroyable mais vrai : il est reparti avec cette plaque de 150 kg dans son coffre de voiture. Elle a été replacée dans un cimetière du côté de Colmar je pense !"

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