Pourquoi ce blog et comment le lire ?

Cette page, qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, est un hommage rendu aux hommes du 36e régiment d'infanterie que mon arrière-grand-père, Fernand Le Bailly, a côtoyés, parfois photographiés pendant la Première Guerre mondiale. Elle souhaite conserver et transmettre leur souvenir. Elle est conçue à partir de témoignages, d'écrits et d'archives personnels qui m'ont été envoyés, en partie par des descendants de soldats du 36e. Elle est aussi un prétexte pour aller à la rencontre d'"invités" – historiens, passionnés de la Grande Guerre, élus, écrivains... – qui nous font redécouvrir aujourd'hui ce titanesque conflit. Elle est enfin un argument pour découvrir tous les prolongements de ce gigantesque conflit dans le monde d'aujourd'hui.
Comment consulter cette page ? Vous pouvez lire progressivement les messages, qui ne respectent pas un ordre chronologique (ils évoquent, par exemple, l'année 1915 ou 1914). Vous pouvez aussi avoir envie de vous attarder sur une année ou un secteur géographique : pour cela, cliquez dans la colonne à gauche dans la rubrique "Pages d'histoire du 36e" sur la période et le lieu qui vous intéressent. Tous les messages seront alors rassemblés pour vous selon l'ordre de publication.
Comment rentrer en contact ? Pour de plus amples renseignements sur ce site, ou me faire parvenir une copie de vos documents, vos souvenirs ou remarques, écrivez-moi. Mon adresse : jerome.verroust@gmail.com. Je vous souhaite une agréable lecture.

Avertissement : Si pour une raison quelconque, un ayant-droit d'une des personnes référencées sur ce site désire le retrait de la (les) photo(s) et des informations qui l'accompagnent, qu'il me contacte.

1 févr. 2008

Un château encaserné


Pour faire suite au précédent billet, consacré au casernement du 36e à Caen, je reprends un extrait du texte de J.-M. Levesque, très riche en informations,que l'on peut découvrir dans Mémoires du château de Caen, (J.-M. Levesque, éd. Skira, 2000).

"En 1905, l'effectif du 36e est complété par un bataillon du 5e RI, puis en 1908 ce sont des compagnies du 129e, basé au Havre, qui se joignent à la garnison de Caen. Tout le secteur nord du château de Caen est donc profondément transformé et se présente conforme au modèle de la caserne (…) Les bâtiments de bataillon en sont la marque la plus sensible (…) Ils sont composés de quatre niveaux : un rez-de-chaussée, deux étage et un étage sous les combles. Ce dernier est destiné au logement des réservistes pendant leur période d'instruction. Le rez-de-chaussée est affecté aux accessoires, lavabos, cantines, bureau de sous-officiers, les deux étages au logement de la troupe. On accède à ces étages par quatre escaliers – un par compagnie – dans des chambres ouvrant par deux fenêtres sur chaque façade "pour des raisons de ventilation" précisent les instructions. Une bonne partie de la vie du soldat se passe en effet dans ces chambrées de 24 ou 28 hommes : repos, mais aussi instruction et repas pris sur des tables amovibles. Pour le reste peu de constructions nouvelles sont entreprises. Rien ne subsiste du donjon dont les fondations sont enfouies sous l'esplanade des casernes, mais les anciens bâtiments du château ont été réaffectés aux usages du régiment : bureaux des officiers et magasins dans le Logis des Gouverneurs, entrepôt de matériel roulant dans la salle de l'Echiquier, et même pendant un temps, salle d'arme dans l'église Saint-Georges.
"Entre 1870 et 1914, la vie du régiment n'est marqué par aucun engagement sur un théâtre d'opérations. C'est une vie de garnison consacrée à la formation des conscrits, aux manœuvres, aux défilés et cérémonies qui animent la ville. Pour les officiers qui le commandent, le grade de colonel du 36e RI reste cependant un poste très honorable en fin de carrière, s'ils sont sortis du rang. Ceux qui sont issus des formations militaires supérieures, peuvent aussi en faire une étape vers une carrière à l'état-major qui peut les hisser jusqu'au rang de général de division. Parmi les officiers, on relèvera seulement pour l'anecdote, Alphone-François Madeline, né à Caen le 17 mars 1837, engagé volontaire en 1856, de retour dans sa ville natale comme colonel du 36e dans son dernier grade d'active entre 1892 et 1897. (…)
"Le 36e est le premier régiment complet caserné en permanence à Caen. D'abord formé de trois bataillons de 6 compagnies chacun et 3 compagnies de dépôt, réorganisé par la loi de 1875 en 4 bataillons de 4 compagnies de 82 hommes et 2 compagnies de dépôt ; à la fin du siècle, il passe à 3 bataillons de 4 compagnies de 112 hommes et 2 compagnies de dépôt, plus de 1600 hommes avec l'état-major, jusqu'à 2400 pendant les périodes de service de réservistes. Le 36e aligne donc le plus fort effectif d'une ensemble de troupes qui a dû souvent dépasser les 3 000 hommes sur une population de guère plus de 40 000 habitants au tournant du siècle."

Pour découvrir le château de Caen, connaître son histoire et son réaménagement, c'est ici. (Photo DR)

Aucun commentaire:

Publier un commentaire