Pourquoi ce blog et comment le lire ?

Cette page, qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, est un hommage rendu aux hommes du 36e régiment d'infanterie que mon arrière-grand-père, Fernand Le Bailly, a côtoyés, parfois photographiés pendant la Première Guerre mondiale. Elle souhaite conserver et transmettre leur souvenir. Elle est conçue à partir de témoignages, d'écrits et d'archives personnels qui m'ont été envoyés, en partie par des descendants de soldats du 36e. Elle est aussi un prétexte pour aller à la rencontre d'"invités" – historiens, passionnés de la Grande Guerre, élus, écrivains... – qui nous font redécouvrir aujourd'hui ce titanesque conflit. Elle est enfin un argument pour découvrir tous les prolongements de ce gigantesque conflit dans le monde d'aujourd'hui.
Comment consulter cette page ? Vous pouvez lire progressivement les messages, qui ne respectent pas un ordre chronologique (ils évoquent, par exemple, l'année 1915 ou 1914). Vous pouvez aussi avoir envie de vous attarder sur une année ou un secteur géographique : pour cela, cliquez dans la colonne à gauche dans la rubrique "Pages d'histoire du 36e" sur la période et le lieu qui vous intéressent. Tous les messages seront alors rassemblés pour vous selon l'ordre de publication.
Comment rentrer en contact ? Pour de plus amples renseignements sur ce site, ou me faire parvenir une copie de vos documents, vos souvenirs ou remarques, écrivez-moi. Mon adresse : jerome.verroust@gmail.com. Je vous souhaite une agréable lecture.

Avertissement : Si pour une raison quelconque, un ayant-droit d'une des personnes référencées sur ce site désire le retrait de la (les) photo(s) et des informations qui l'accompagnent, qu'il me contacte.

5 nov. 2011

La guerre contre l'oubli de Marcel Houyoux (ép. 3)

Troisième billet sur Marcel Houyoux, en Belgique, et son travail autour de la "bataille de Charleroi". A quoi ressemblait, selon lui, le paysage où se sont affrontés Français et Allemands ?


Photo 1 : Marcel Houyoux devant ce qui fut le café Léonard.

Photo 2 : Châtelet, terril du charbonnage d'Ormont, en 1972, côte 217 (source : collection de l’auteur). Position au sommet des mitrailleuses allemandes de l’IR N°78 lors des contre-attaques des IIIe Bon. / 36e RI et Ier Bon. / 1er RMTA, vue prise de l’ancienne nécropole franco-allemande du château d’eau (Wasserturm). Sur la gauche, le petit bois entourant la sablonnière. A l’avant-plan l’endroit où furent déversés divers objets retrouvés sur le champ de bataille après les combats.
"Ici, en 1914, avant les combats, c’était un bassin industriel. Il y avait des poteries, des briqueteries, des puits de charbonnage, des tanneries, des brasseries, des tuileries... C'était ce qui faisait vivre les gens à l'époque. Un monde essentiellement ouvrier, avec des maisons ramassées les unes sur les autres, des petites rues, et des terrils qui dominaient la Sambre. Tout le monde vivait regroupé. On restait près de son lieu de travail pour éviter les déplacements. Au-delà des agglomérations, des cultures, des fermes, de petits villages et des hameaux.
[Marcel Houyoux se tient à l'angle de la rue de Presles et de la rue de la Sarte]. A cet endroit précis, vous êtes sur le plateau de la côte 170. Cette maison derrière moi, c'était, en 1914, le café Léonard qui avait essentiellement pour clientèle des mineurs. Vers le sud, la route monte en direction du bois de Châtelet …. [Marcel désigne les bois à 1,5 km] ….. et redescend dans le ravin du hameau de la Sarte. D'ici on ne voit rien, mais il y a là un sacré creux. C'est cette déclivité que deux bataillons ont franchie au pas de charge. Les combats du troisième bataillon du 36e, commandée par Bouleis, et du premier bataillon de tirailleurs algériens, c'est ici [voir schéma n°1, lire le récit de l'historien Georges Gay]. Pour le deuxième bataillon du 36e, le bataillon Saunier, ça s'est passé plutôt à gauche là-bas [Il désigne l’est]. Ici, en août 14, vous aviez le terril du charbonnage d’Ormont (photo). Aujourd’hui, il n’existe plus : il était situé à 500 mètres au nord et dominait la côte de 47 mètres de hauteur : c'était l'idéal pour bien voir. Les Allemands l’avaient bien compris comme on le verra plus loin. A cette époque, vous aviez aussi dans la direction d’Aiseau, à deux kilomètres, un autre puits de charbonnage : Carnelle. Un chemin de fer reliait les puits d'Ormont et de Carnelle. Et c'est ce petit chemin de fer que le troisième bataillon du 36e et le premier tirailleur ont traversé. Et là, les mitrailleuses allemandes installées sur le terril et les canons de .77 et de .105 ont fait leur macabre travail !"


(A suivre...)

Aucun commentaire:

Publier un commentaire