Pourquoi ce blog et comment le lire ?

Cette page, qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, est un hommage rendu aux hommes du 36e régiment d'infanterie que mon arrière-grand-père, Fernand Le Bailly, a côtoyés, parfois photographiés pendant la Première Guerre mondiale. Elle souhaite conserver et transmettre leur souvenir. Elle est conçue à partir de témoignages, d'écrits et d'archives personnels qui m'ont été envoyés, en partie par des descendants de soldats du 36e. Elle est aussi un prétexte pour aller à la rencontre d'"invités" – historiens, passionnés de la Grande Guerre, élus, écrivains... – qui nous font redécouvrir aujourd'hui ce titanesque conflit. Elle est enfin un argument pour découvrir tous les prolongements de ce gigantesque conflit dans le monde d'aujourd'hui.
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19 nov. 2011

La guerre contre l'oubli de Marcel Houyoux (ép. 6)

Dans la bataille du Châtelet, quel rôle fut joué par l'artillerie ? D'après Marcel Houyoux, certaines unités ne brillent pas par leur efficacité.

Le hameau des Binches aujourd'hui, où était stationné le 43e régiment d'artillerie de campagne.
Plus loin, on distingue les toits de Châtelet.
"Au 43e régiment d'artillerie de campagne (RAC), qui est stationné aux Binches (voir schéma n°3), l'ordre est donné – je crois que c'est à la quatrième batterie – d'incendier Châtelet, "de rendre la place intenable" comme il est dit dans les Journaux de marche et d’opération. Alors, ils ont tiré... Mais pour quel résultat : 35 maisons incendiées, dont celle de mon grand-père. En outre, le 43e régiment d'artillerie a eu tellement la pétoche de se faire massacrer par les .105 allemands qu’il s'est replié derrière les bois, dans le vallon des Binches (voir schéma)
"A 10h30, le 22 aout,  le général de brigade Schwartz vient pour réclamer un soutien d'artillerie pour l’attaque de sa 75e Brigade (1er RMTA et 1er RMZ). Le colonel Valabrègue, qui commande le 43e RAC, donne son accord en disant qu'il va «faire du bruit». – "Mais je n'ai pas besoin de bruit, lui répond Schwartz. Je vais charger. Donnez-moi un appui..." Et Valabrègue tire sans aucune vue sur Châtelet. Ce n'est pas glorieux de sa part ! Certaines batteries ont quand même fait leur devoir, notamment une batterie du 11e RAC (la 12e) qui vient en renfort, mais beaucoup trop tard. C’est la seule qui appuie réellement le premier bataillon du 1er tirailleur. Puis toutes les batteries se replient , la plupart sans avoir tiré un seul coup de canon. Elles traversent le bois de Châtelet avec les attelages. Vous imaginez ? Il avait plu la veille comme je l'ai déjà signalé, et il devait y avoir de sacrées fondrières."

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