Pourquoi ce blog et comment le lire ?

Cette page, qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, est un hommage rendu aux hommes du 36e régiment d'infanterie que mon arrière-grand-père, Fernand Le Bailly, a côtoyés, parfois photographiés pendant la Première Guerre mondiale. Elle souhaite conserver et transmettre leur souvenir. Elle est conçue à partir de témoignages, d'écrits et d'archives personnels qui m'ont été envoyés, en partie par des descendants de soldats du 36e. Elle est aussi un prétexte pour aller à la rencontre d'"invités" – historiens, passionnés de la Grande Guerre, élus, écrivains... – qui nous font redécouvrir aujourd'hui ce titanesque conflit. Elle est enfin un argument pour découvrir tous les prolongements de ce gigantesque conflit dans le monde d'aujourd'hui.
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12 nov. 2011

La presse en revue, semaine 16

Suite de notre revue de presse sur la Grande Guerre pour les jours passés...

En France ...Plusieurs réactions d'historiens après la décision du président de la République, Nicolas Sarkozy, de transformer la journée du 11 novembre en un "jour de tous les morts pour la France" (retrouver les discours officiels sur ce sujet le site de l'Elysée). Selon André Kaspi, qui a présidé en 2008 la commission chargée de réfléchir à l'avenir et à la modernisation des commémorations et célébrations publiques, "cette date doit prendre une signification différente et devenir la commémoration de tous les morts de 1918, ou avant, jusqu'à aujourd'hui, y compris ceux tombés lors d'opérations extérieurs que l'on appelle les Opex" (TF1 News). Pour Emmanuel de Waresquiel, rapporte Le Figaro, "(cette proposition) est une belle idée dans la lignée du Soldat inconnu qui ne laisse pas de place à l'individu, mais qui renvoie à la communauté des morts". Stéphane Audouin-Rouzeau, lui, "n'est pas choqué pas cette initiative, et y voit même une sorte de continuité", selon Europe 1. En revanche, Nicolas Offenstadt, interrogé par France Info, s'inquiète de ce "mélange des guerres" et évoque un "risque d'infidélité à la mémoire de ces soldats qui sont morts en 14-18" (lire également une interview au Monde week-end). De plus, cette décision divise les associations d’anciens combattants et de militaires, selon La Croix.
Outre les historiens, il y a les les réactions politiques. Parmi les principales, retenons celle de François Hollande, qui a choisi le même jour un bois de la Marne pour, selon Le Parisien, donner sa vision de l'Histoire, qui ne doit pas être "instrumentalisée", et doit "préparer l'avenir et rassembler". Ou celle d' Eva Joly qui est allée s'incliner devant le mur de la paix, en hommage aux mutins de la guerre 14-18, et plaide, dixit Le Monde, pour que l'anniversaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale devienne une "journée européenne pour la paix".
A noter également qu'à Meaux, témoigne Le Point, lors de l'inauguration du musée de la Grande Guerre, le président de la République a officialisé la mission de préfiguration du centenaire de la Grande Guerre, qui travaillera à partir du rapport de Joseh Zimet, mis en ligne sur le site du ministère de la Défense.Beaucoup d'articles louangeurs décrivent le musée et les objets que l'on peut y voir. La Strampa loue ainsi la démarche muséographique qui tourne le dos à l'ethocentrisme. Toutefois, selon Le Monde, "la réalisation est d'un professionnalisme irréprochable, mais elle trouve vite ses limites."

Du côté des régions... Marc Laffineur, secrétaire d'État auprès du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, lors d'un déplacement en Artois le 10 novembre, a annoncé l'investissement d'un million d'euros de l'État dans le projet du futur mémorial de Lorette, selon La Voix du Nord● Le fils de Dominique Richert, Alsacien engagé sous l'uniforme allemand , témoigne du combat de son père au travers de ses cahiers, parus sous le titre Cahiers d'un survivant (éd. de la Nuée Bleue), devant une caméra de France 3. ● Le 11 novembre est aussi l'occasion de découvrir cet étonnant monument dédié aux forains morts pendant la première guerre mondiale, selon le site Tendance Ouest Rouen. ● Julien Brillant, fusillé de la Grande Guerre, a vu son nom inscrit sur le monument aux morts selon Le Maine Libre.  ● Corse Matin se remémore l'histoire de deux Corses qui "ont marqué de leurs empreintes le conflit" : Jean Casale et Penta di Casinca. ● La Voix du Nord retrace l'histoire d'un poilu "survivant", Georges Cambreleng, natif d'Avesnes (Pas-de-Calais) ● Un Châlonnais passionné d'histoire et collectionneur de pièces militaires, Jean-Luc Dervillers, a reconstitué une tranchée devant son pavillon de Châlons en Champagne, narre L'Union. ● Le site Maville relate l'époque où des châteaux comme Amboise et Chenonceau ont servi d’hôpitaux à des blessés de la Grande Guerre.  ● En 1920, un décret décernait la croix de guerre au village de Sainte-Croix. Le 11 novembre, la remise officielle a, enfin, eu lieu, raconte L'Union. ● Beuzeville-au-Plain, village de la Manche, est un des seuls villages où l'on ne meurt pas à la guerre, selon le blog Big Browser. ● Quel fut l'usage de l'occitan dans les tranchées ? Un texte à lire sur le blog Mescladis e còps de gula.

Hors de France... ● Impressionante cérémonie du 11/11 en Angleterre, comme on peut le voir sur une vidéo du Telegraph, qui évoque également les poésies jusqualors méconnues de Siegfried Sassoon.  ● Une initiative intéressante : le musée impérial de le guerre de Londres a mis en ligne une première série de portraits de soldats en ligne sur le site Faces of the First World War, et propose aux internautes de compléter (jusqu'en 2014) les informations qui y figurent. ● Le temps efface-t-il le chagrin chez les enfants qui ont perdu un père pendant la Grande Guerre ? Quelques bonne feuilles du livre The Quick and the Dead, de Richard van Emden, reproduites dans le Guardian.


Dans l'agenda...● L'historien Nicolas Offenstadt donnera trois conférences (18 novembre, 12 décembre, 5 janvier), sur le thème de "La Grande Guerre aujourd’hui", au Palais de la Femme, 94, rue de Charonne, 75011 Paris ● Du 15 novembre au 14 décembre 2011, la bibliothèque Robert de Sorbon et le Département d’Allemand, en partenariat avec l’Institut Goethe de Nancy, vous proposent une exposition sur la Première Guerre Mondiale : "Le Crépuscule de l'Europe : journal commun d'écrivains français et allemands, 1914-1918". ●A écouter sur France Inter, dans l'émission "La Marche de l'Histoire", de Jean Lebrun "La Bataille de la Marne", avec François Cochet, professeur d'histoire contemporaine à l'université Paul Verlaine de Metz. 
Du côté des parutions... ● La ville de Sceaux vient d'éditer un livre intitulé Les Scéens et la Première Guerre mondiale qui permet d’en savoir un peu plus sur les 193 habitants morts dans les tranchées pendant la Grande Guerre (source : Le Parisien). ● Le Centre de généalogie des Landes a recensé les soldats landais morts pendant la Première Guerre mondiale. Leurs noms ont été regroupés dans un ouvrage, 12 000 Landais morts pour la France en 1914-1918, nous dit Sud Ouest.

Et vous, qu'avez-vous remarqué ces jours-ci ?

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