Pourquoi ce blog et comment le lire ?

Cette page, qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, est un hommage rendu aux hommes du 36e régiment d'infanterie que mon arrière-grand-père, Fernand Le Bailly, a côtoyés, parfois photographiés pendant la Première Guerre mondiale. Elle souhaite conserver et transmettre leur souvenir. Elle est conçue à partir de témoignages, d'écrits et d'archives personnels qui m'ont été envoyés, en partie par des descendants de soldats du 36e. Elle est aussi un prétexte pour aller à la rencontre d'"invités" – historiens, passionnés de la Grande Guerre, élus, écrivains... – qui nous font redécouvrir aujourd'hui ce titanesque conflit. Elle est enfin un argument pour découvrir tous les prolongements de ce gigantesque conflit dans le monde d'aujourd'hui.
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30 nov. 2011

La presse en revue, semaine 16

Suite de notre revue de presse sur l'actualité de Grande Guerre pour les jours passés...

En France ...
Le 23 novembre dernier le conseil général de l'Essonne a adopté une motion ayant trait à la "réhabilitation des fusillés pour l'exemple". La motion a été présentée par Maud Olivier, conseillère générale et maire de la ville des Ulis, et considère que "ces hommes ne sont ni des mutins, ni de ceux qui ont été exécutés pour des motifs de droit commun. Ce sont des soldats qui sont allés jusqu’à l’extrême limite de leurs forces, et dont il est temps de reconnaître la mémoire". Le texte demande par conséquent "qu’une commission soit mise en place, composée d’historien-ne-s, de juristes, de représentant-e-s d’associations et du service historique de la Défense qui examinent des cas soumis par les familles, des associations ou des chercheur-e-s." A l’issue de ses travaux, les noms de tous les réhabilités seront inscrits, après accord des familles concernées, sur les monuments aux morts et l’inscription "Mort pour la France" transcrite dans les registres d’état civil. Rappelons que le 16 avril 2008, le Conseil général de l’Aisne a fait adopter à l’unanimité par l’assemblée départementale un "voeu" demandant à ce que les fusillés soient réhabilités et que leurs noms puissent être ainsi inscrits sur les monuments aux morts des communes. Cette démarche a depuis été suivie par plusieurs conseils généraux et quelques conseils régionaux.

Du côté des régions... ● Un poilu de Proisy (Aisne) ne figure sur aucun monument du secteur. Un appel est lancé pour tenter de le retrouver, raconte L'Union (régiment cité : 87e RI) ● Le site Verdun Meuse évoque dans un de ses billets la bataille "d’influence" que vont se mener les territoires dans le centenaire et pose la question : à qui appartiennent désormais les grands écrivains de la "Grande Guerre" ? ● Un nouveau site dédié au tourisme de mémoire 1914-18 baptisé Deulys a fait son apparition et propose des balades virtuelles sur des circuits touristiques de la Première Guerre mondiale entre Lille, Ieper, Kortrijk (Nord)... entre les rivières de la Deûle et de la Lys (voir l'article de La Voix du Nord) ● "Allez, allez, allez, allez, allez, court, court, court, court, court, court, go, go, go, go, go, go, allez, allez, allez, allez, allez..." : l'artiste-poète Thomas Suel conjugue slam et Première Guerre, nous raconte La Voix du Nord. ● Le 11 novembre dernier, La Dépêche interviewait l'historien Rémy Pech, spécialiste des économies et des sociétés viticoles, de l’histoire du rugby et de l’histoire politique du Midi occitan. L'occasion d'évoquer "ces poilus du Grand Sud tombés les premiers", avec un décompte chiffré par départements, et l'histoire de deux soldats. ● Une lecture d'Ouest-France du monument de Brain-sur-Longuenée (Maine-et-Loire) : sans surprise, le plus grand nombre de morts figure pour les années 1914 et 1918. ● Le même quotidien raconte comment le neveu d'un soldat, natif de Ville-Morvan (Côtes d'Armor) et tombé à Souain en septembre 1915, a mis treize ans pour retrouver la tombe de son oncle. ● 18 mars 1918, le jour où le Kilianstollen s’est effondré... L'Alsace revient sur cet épisode et les secrets que les fouilles archéologiques ont levés.

Hors de France... ● La site EDP24 raconte comment un Anglais a fait une lecture publique des 19 poèmes de son père, engagé en 1917 dans la bataille de Passchendaele. Le site reproduit un poème, intitulé sobrement Calais. ● Selon The Telegraph, le "buzz" internet s'agite autour du prochain film de Spielberg, War Horse, qui sortira en France le 22 février prochain. ● Toujours selon The Telegraph, la petite fille d'un soldat anglais, Lana Clitheroe, risque la prison pour avoir volé à Londres une plaque en bronze qui portait le nom de soldats anglais morts lors de la Grande Guerre et l'avoir revendue 15 £, soit 17,50 €. ● Un jeune réalisateur italien, Giacomo Talamini, vient de mettre sur internet une bande-annonce In memoria pour trouver les financements d'un long métrage visant à retracer l'épuisante guerre de position dans les Dolomites entre les Italiens et les Autrichiens, de 1915 à 1917.

Dans l'agenda... ● Jusqu'au 6 mai l'Exposition “Les Sentiers de la Paix“ présente des oeuvres des artistes belges Isabelle de Vinck et Ladislas de Monge au Centre Mondial de la Paix, à Verdun. Elle invite à la réflexion sur notre relation au monde et à la mémoire des hommes. ● Le 8 décembre, à l'auditorium du musée de la Grande Guerre, une conférence de Marc Ferro sur le thème "Frères des tranchées : à l'est, à l'ouest" (voir son livre sur ce sujet). La conférence sera suivie de la présentation des rendez-vous culturels de janvier à juin 2012 organisés par le Musée de la Grande Guerre. ● Dans le cadre du programme des "Mercredis du Patrimoine", le Centre Départemental de Documentation Pédagogique de la Meuse (CDDP) organise, en partenariat avec la Mission Histoire, une journée de formation destinée aux enseignants sur le thème : "Art et Grande Guerre". Cette opération se déroulera au Centre Mondial de la Paix, le Mercredi 7 décembre, de 9h00 à 16h00.
A voir, à lire et à écouter... ● Pour la première fois, le carnet de Louis Pergaud est publié dans son intégralité (éd. Mercure de France, 6,80 €). A lire dans le Nouvel Obs, un texte court de Jérôme Garcin. ● Sortie en édition également de : Une troupe de choc dans la Grande Guerre, Le 20e CA à travers le témoignage d'un officier d'artillerie de Sébastien Evrard, éd. Serpenoise, 20 ● L'armée britannique dans la Grande Guerre, de Frédérick Hadley, éd. du Coteau, 14,90 € ● War Horses, de Simon Butler, éd. Halsgrove, 19,99 £ (à lire cet article du Mirror, photo).

Et vous, qu'avez-vous remarqué ces jours-ci ?



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