Pourquoi ce blog et comment le lire ?

Cette page, qui n'a pas la prétention d'être exhaustive, est un hommage rendu aux hommes du 36e régiment d'infanterie que mon arrière-grand-père, Fernand Le Bailly, a côtoyés, parfois photographiés pendant la Première Guerre mondiale. Elle souhaite conserver et transmettre leur souvenir. Elle est conçue à partir de témoignages, d'écrits et d'archives personnels qui m'ont été envoyés, en partie par des descendants de soldats du 36e. Elle est aussi un prétexte pour aller à la rencontre d'"invités" – historiens, passionnés de la Grande Guerre, élus, écrivains... – qui nous font redécouvrir aujourd'hui ce titanesque conflit. Elle est enfin un argument pour découvrir tous les prolongements de ce gigantesque conflit dans le monde d'aujourd'hui.
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29 nov. 2011

La guerre contre l'oubli de Marcel Houyoux (ép. 9)

Après les combats, les unités françaises, dont le 36e régiment d'infanterie, refluent dans le plus grand désordre, comme le raconte Marcel Houyoux.

La route de la Figotterie à Presles, encombrée de blessés
le 22 août 1914, traverse encore le bois de Châtelet.
"Après s’être battu sur la gauche du deuxième bataillon du 36e RI, le premier bataillon a également reculé. Son commandant, Oscar Kahn, fut grièvement blessé lors de la retraite. On l’a emmené sur un brancard : il a été soigné de sa rafale de mitrailleuse (22 blessures) à La Figotterie.
"Le rapport du médecin Louis Levasseur du 11e régiment d'artillerie de campagne (Service de santé du 2e groupe : J.M.O., NDR) témoigne de la situation indescriptible dans les bois de Châtelet, après les combats de Roselies et du bois des Faisans. Les chevaux étaient harassés, il y avait des grappes de tirailleurs et de fantassins qui s'accrochaient aux chariots sanitaires... C'était épouvantable. Chaque fois que je passe ici, j’imagine toujours vers 16h00-17h00, le 22 août 1914, la pagaille qu’il devait y avoir. 
"Des récits prétendent que les Français se sont repliés “en bon ordre” ! A voir... Lorsque j’ai travaillé sur le 74e régiment d’infanterie, j’ai retrouvé quatre itinéraires différents de retraite. Heureusement que le général Rouquerol a remis un peu d’ordre dans tout cela à Silenrieux !"

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